Tout a commencé lors de mon adolescence. J’ai soudain découvert le plaisir d’aller à Emmaüs, de chiner des fripes, des foulards en soie et d’adorables vieilleries pleines de poussières et de souvenirs. J’adore toujours d’ailleurs.
L’été arrive. Il fait 28 degrés dans mon bureau au boulot. Je rêve glaçons, citronnade et cocotiers.
Mais chez les Kikitch, les beaux jours riment surtout avec Barbecue qui est de sortie tous les week-ends.
Ce qui met tout le monde d’accord, c’est le traditionnel Chamallow grillé, planté sur un pic à brochette pour terminer le repas. Et impossible de manger cette friandise sans penser aux publicités-culte de notre enfance.
Je ne me souviens pas avoir eu le plaisir de déguster une barre de caramel aérienne Maxibul de Suchard. Mais j’ai trouvé, cet été, cette publicité dans un magazine Spirou de 1976 chez le papa de chéri Yokitch.
Entre le maquillage Cacharel et moi, ce fut une grande histoire d’amour.
En classe de cinquième, lorsque j’ai demandé à maman Kitch si je pouvais me maquiller. Elle a tout de suite accepté et m’a acheté un fard à paupières bleu glacier. Vous savez, la petite boîte ronde de chez Bourjois.
Bon j’ai pas retrouvé la nuance exacte
Je l’ai usée jusqu’à la corde. Je vous accorde que le choix de la couleur était très Eighties mais c’était très à la mode. J’adorais aussi lui piquer en cachette son Rimmel solide. Ça c’était avant que je ne passe aux mascaras bleu électrique ou vert.
Dans la famille Kikitch, je demande le tonton savoyard. Il est grand, il est beau, il est chevelu. Il m’a fait découvrir la luge, le ski (enfin il a essayé) et surtout il m’a initiée à Gotlib et son Rubrique à brac ainsi qu’aux Dingodossiers, du combo gagnant Gotlib-Goscinny.
En général je n’aime pas les publicités qui jouent sur la rivalité. Ça ne me fait pas rire. Je trouve qu’on expérimente déjà ça tellement dans nos parcours de vie que j’ai envie d’autre chose. Et en plus, je n’ai pas d’humour (selon Juju). Cependant, pour mamie Nova, je suite prête à faire une petite exception car ses campagnes de pub ont marqué leur époque, la mienne.
Souvent en vide-greniers on tombe sur des petites pépites kitchissimes. Je ne résiste jamais au plaisir de les photographier. Parfois même je les achète. Mais mon sous-sol est désormais trop encombré (pour le plus grand bonheur de Catkitch qui adore y faire le remake de Ninja Warrior). Voici donc quelques-unes de mes découvertes Kitch, vintage et nostalgiques
Lampe veilleuse Disney des années 70 :
Cette curiosité Kikitch me fait craquer.
L’autre jour je suis tombée sur ses sœurs, mais la photo est floue, je ne peux pas vous la partager. Hélas, ces lampes veilleuses très kitch sont souvent en état moyen. L’opaline, c’est solide, mais la feutrine et le tissu vieillissent mal.
De plus, elles ne conviennent pas à tous les intérieurs et elles peuvent faire peur aux enfants.
Pour ceux qui ne me connaissent pas, sachez que je suis née dans les années 70. A cette époque, on avait ni smartphone, ni ordi, ni tablette. Internet, whatsApp n’existaient pas. Harry Styles n’était pas né mais ses parents si. Mais on avait Dorothée et les délicieux Danino.
Donc, dans mon enfance, pour communiquer à distance, on s’appelait sur un téléphone fixe imposant avec un fil long comme 10 bras. Ce n’était pas super pour appeler son amoureux/amoureuse, ni pour dire du mal de nos parents sans qu’ils ne l’entendent. En plus, il n’y avait qu’un téléphone dans la maison et il fallait souvent attendre son tour. Je ne dis pas que maman Kitch est bavarde, je vous laisse tirer seuls les conclusions qui s’imposent. Moi je ne juge pas, je m’en tiens aux faits.
Mes années collège ont été marquées par Indochine, U2 et par un petit singe facétieux : LC Waïkiki. Cette marque était très à la mode vers la fin des années 80 et le début des années 90. Maman Kitch n’était pas fan mais j’ai eu droit aux accessoires (the famous « produit dérivé »). J’ai donc été l’heureuse propriétaire d’une adorable banane. Pas le fruit bien sûr même si vous n’êtes pas sans savoir que ma première banane (du genre qu’on épluche) m’a été offerte par Georges Marchais himself à la fête de l’huma. C’est ce qui se dit dans ma famille mais j’avoue que je n’ai aucun cliché attestant la véracité de ce propos. Mais bon si c’était un mytho, il viendrait de loin celui là non ?