Durant mes années étudiantes, et même au début de ma vie de jeune professionnelle pleine d’espoir, j’ai lavé mon linge avec la mini machine à laver Calor de maman Kitch.
Dans ma jeunesse, deux illustratrices jeunesse incontournables se disputaient nos faveurs : les talentueuses Sarah Kay, dont je vous ai parlé ici, et Holly Hobbie.
Alors, le week-end dernier, lorsque j’ai trouvé dans la même caisse poussiéreuse un magazine « Salut les copains » de 1969 et un calendrier Holly Hobbie de 1974 en excellent état, mon coeur a fait boum boum boum.
Kiki est celui qui m’a amené vers ce blog. Enfin lui et Miss Em’ qui m’a encouragée jusqu’à ce que j’ose écrire. Ainsi que Miss Gwen qui m’a montré l’exemple et prouvé qu’on pouvait tout faire : famille, job et blog (mon combo idéal si on rajoute une petite caipirinha).
Ce petit singe kawaii a libéré mon cerveau et ma créativité que mon boulot avait peu à peu étouffés.
Il m’a envoyé tout un tas d’ocytocine grâce à son regard si doux.
Lors d’une virée avec chéri dans un vide grenier près de chez nous, je suis tombée sur ce petit trésor : un livre de recettes Seb pour cocotte minute. Celui de mon enfance.
Chez les Kikitch, on a toujours cuisiné à la cocotte minute.
Papy Raymond, celui qui ronflait plus vite que son ombre, réparateur et revendeur d’électroménager ne jurait que par Seb, Philips et Radiola.
Maman Kikitch m’a appris à cuisiner avec sa cocotte minute Seb de succulents bœufs bourguignons, soupes au pistou, rôtis de porc et endives au jambon.
Parfois il fait froid, parfois il pleut, parfois on aimerait grignoter un croissant pour accompagner son café matinal. Parfois. Pourtant une force me tire du lit le dimanche matin à l’heure où blanchit la campagne. Une force puissante. Une force inaltérable.
Le kiff de la chine mes amis. L’adrénaline du vide-grenier. L’ocytocine de la découverte.
Pas celle de la bonne affaire (ou juste un peu) mais celle de trouver enfin ce qu’on cherchait, ce qui nous manquait, ce qui va nous faire plaisir ou faire plaisir à un proche.
Mes fidèles lecteurs et lectrices savent tout de ma passion pour ma caravane La Bohème et sur mes années camping. Mes années bonheur.
Papa Kitch et maman Kitch montaient la caravane pendant que frangin et moi plantions les sardines de notre tente.
Je n’ai jamais compris pourquoi tous les sols de camping étaient arides et pierreux. Même le maillet en bois n’arrivait pas à bout de ces maudites sardines. C’est ainsi que périrent un grand nombre de petits orteils qui se croyaient à l’abri dans leur tong. RIP.