Eau Jeune, parfum d’adolescence

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Dans les années 80, mes aisselles sentaient bon le déodorant Impulse mais mon premier parfum, bien avant Anaïs Anaïs de Cacharel, s’appelait Eau Jeune.

La collection Eau Jeune a été créée par L’oréal en 1977.

On l’achetait en supermarché à Codec ou à Mammouth.

Il avait le mérite de sentir bon et de ne pas être onéreux.

Sa cible assumée, la jeune ado. Tout moi quoi, jeune, jolie et fauchée.

Un flacon tout en rondeur. Un gros bouchon facile à manipuler. Des noms simples et évocateurs.

J’en ai eu 3

Eau Jeune senteur fraiche 1977 :

Une alliance de mandarines siciliennes (plus odorantes que les norvégiennes), de bois de rose et de menthe verte. Le mélange est audacieux mais en 1977, rien ne nous fait peur, ni les cols roulés en acrylique, ni les coloris osés, ni les chansons à texte du style  « ça plane pour moi » de Plastic Bertrand.

Le flacon avait une tonalité verte genre écolo et promettait une cascade de senteurs naturelles.

Flacon de parfum eau Jeune senteur fraîche

Eau Jeune L’orientale 1979

Ensuite, je suis passée à la senteur orientale. Rien qu’en écrivant, un léger souvenir olfactif me revient. Un mélange de ylang ylang, d’osmathus du Japon sur fond de bois et de musc sauvage qu’ils disaient sur l’étiquette. Un flacon noir ébène, des écritures dorées et une fleur. Bonheur.

Flacon de parfum des années 80 eau jeune l’orientale

Eau Jeune Fleur à fleur 1982

Plus tard, j’ai traversé une phase romantique. Mes anglaises indisciplinées virevoltaient au vent et mes jupons en dentelle dépassaient légèrement de mes jupes folk.

Flacon transparent, bouchon blanc cassé, fleurs roses.

Du seringa, du chèvrefeuille, du magnolia et des fleurs de tiaré.

Flacon de parfum eau Jeune fleur à fleur

J’étais fière d’avoir un vrai parfum. Il s’agit là d’une étape importante dans la vie d’une fille.

Le passage de l’état d’enfant à celui d’ado. Un rite initiatique, comme sa première bière ou son premier tour de clé dans le démarreur.

Certes, je suis passée à Anaïs Anaïs de Cacharel et Paris d’Yves saint Laurent. Ça s’appelle l’ascenseur social.

Mais mon cœur appartient à Eau Jeune.

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