Pastador mi amor

boite en métal collector de la pâte à tartiner belge Pastador

Dans la caravane, au dessus de l’évier familial, il suffisait de faire coulisser sans bruit la porte de l’étagère pour voir apparaître le Saint Graal de mes jeunes années : Le Pastador, une pâte à tartiner belge trop trop bonne. Si bonne que j’allais en douce y plonger la cuillère, que dis-je, la louche, que dis-je, le seau dès que l’occasion se présentait.  Ceux qui ont un jour possédé une caravane savent qu’hélas (ou heureusement) les moments d’intimité s’y  font rares.
D’ailleurs, il faudra que je rédige un mot sur ma caravane, car plus vintage tu meurs (égalité avec celle de Miss Em, dont je rêve de piquer les rideaux)

rehab no no no

J’aime flâner dans les allées des vide-greniers.
J’aime le soleil qui se pose sans délicatesse sur mon front.

J’aime humer la poussière et l’odeur du vieux livre.

Mon oeil vif et acéré repère les bacs à trésors, aussi vite que les tablettes de chocolat dans le placard des parents, les vieilleries et le plastique orange.

J’ai un radar à vintage, j’ai aussi un radar à cons mais ceci est une autre histoire.

Lire la suite

Mon premier baladeur/ my first walkman

C’est dans une maison bleue, adossée à la colline, euh bon en vrai (car j’aime la transparence) c’est dans une maison bleue butagaz adossée à un bassin minier que l’on m’a offert mon premier walkman.

Dans le temps vintage, c’était un cadeau rare et cher.

Mon parrain l’avait reçu en cadeau par la marque en geste commercial  suite à un litige (eh oui ça aussi mes jeunes lecteurs, c’était une pratique vintage).

Je m’en souviens encore , alors que bizarrement, j’oublie régulièrement de rappeler ma mère (une histoire de mémoires différentes me dirait un neuropsy). Il était blanc, marron,autoreverse (the luxe) .

Vissé sur mes oreilles il m’a fait découvrir Téléphone (les Insus pour les jeunots), Police et plus tard Indochine.

Lire la suite